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Aéroports de Paris gagne gros avec le turc TAV 23 février 2015

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Istanbul, Turkey / Turquie.
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Les Echos (France) no. 21883, lundi 23 février 2015, p. 18

Bruno Trevidic

Le groupe aéroportuaire turc a versé pour 40 millions d’euros de dividendes à ADP en 2014. Mais le montage juridique d’ADP est remis en cause.

Quarante millions d’euros : c’est ce qu’a rapporté à Aéroports de Paris sa participation de 38 % dans le groupe aéroportuaire turc TAV. De copieux dividendes, qui ont contribué à faire de l’exercice 2014 le plus rentable de l’histoire d’ADP, avec un résultat d’exploitation de 737 millions d’euros, pour 2,79 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En 2013, la contribution de TAV, qui gère notamment le principal aéroport d’Istanbul, n’avait été que de 9 millions d’euros. Mais avec la réduction rapide de l’amortissement de sa prise de participation, les dividendes de TAV, dont le chiffre d’affaires et les bénéfices suivent l’ascension du trafic aérien en Turquie, se sont envolés. Et la tendance devrait se poursuivre, au moins jusqu’à l’ouverture du nouvel aéroport international d’Istanbul, vers la fin de la décennie.

Tout irait donc pour le mieux si le journal de France 2 n’avait mis à jour un montage juridique à base de sociétés fictives en Autriche et au Luxembourg, uniquement destiné à rapatrier les juteux dividendes de TAV, en payant le moins d’impôt possible. De quoi faire froncer les sourcils de Michel Sapin, le ministre des Finances, qui avait pris position contre ce genre d’ « optimisation fiscale » , qui plus est pour une société détenue à plus de 50 % par l’Etat.

Le fisc ne serait pas lésé

L’affaire est remontée jeudi dernier au conseil d’administration d’Aéroports de Paris, où le PDG, Augustin de Romanet, a proposé de soumettre le dispositif, décidé par son prédécesseur, au comité d’audit, qui statuera sur sa conformité. « S’il estime que ce n’est pas moral, nous réviserons notre position » , affirme-t-il.

Mais pour le PDG d’ADP, ce procédé ne lèse en rien le fisc français. Bien au contraire, il contribuerait à augmenter le montant des impôts payés par ADP en France, en lui faisant économiser 10 % d’impôts en Turquie. « Une société française ayant des actifs en Turquie est taxée à 15 % sur les transferts d’argent, conformément à la convention fiscale entre la France et la Turquie, explique-t-il. En revanche, la taxe n’est que de 5 % sur des transferts entre l’Autriche et la Turquie. » D’où l’intérêt de faire passer les dividendes de TAV par l’Autriche. Quant aux relations avec le ministère des Finances, à qui ADP devrait verser pour 122 millions d’euros de dividendes pour 2014, « elles sont des plus équanimes » , assure son PDG.

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