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Faute d’adhésion, l’UE ménage son partenaire turc 10 décembre 2014

Posted by Acturca in Energy / Energie, EU / UE, Middle East / Moyen Orient, Turkey / Turquie, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Le Monde (France) mercredi 10 décembre 2014, p. 4                                            Türkçe

Bruxelles – Bureau européen

La chef de la diplomatie européenne, Mme Mogherini, entend courtiser un des pays pivots au Moyen-Orient.

Les autorités turques veulent relancer le partenariat avec Bruxelles. À l’occasion de la première journée de la visite effectuée en Turquie par la haute représentante pour la diplomatie des Vingt-Huit, Federica Mogherini, le ministre turc des affaires européennes, Volkan Bozkir, a dit, lundi 8 décembre, vouloir trouver « des solutions pour faire en sorte que les dirigeants turcs apparaissent de façon plus visible sur les photos de famille de l’Union européenne » .

La Turquie, candidate à l’adhésion à l’Union européenne (UE) depuis 1999, a débuté un processus de négociation en 2005., a expliqué, lundi 8 décembre, le ministre des affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, qui souhaite. Il a insisté sur la volonté d’Ankara d’être partie prenante à de futures négociations entre Bruxelles et des pays tiers lorsque seraient évoquées des questions de libre-échange. « Nous avons proposé de nouvelles formules afin de renforcer les liens entre Bruxelles et Ankara » « être invité à l’occasion de rencontres des ministres des affaires étrangères de l’Union »

Bruxelles pourrait ouvrir les négociations avec Ankara sur deux « chapitres » supplémentaires d’adhésion (il y en a 35 au total) à l’occasion du sommet européen des 18 et 19 décembre, malgré les inquiétudes des Vingt-Huit sur l’attitude du gouvernement islamo-conservateur, embourbé dans des scandales de corruption.

1,6 million de réfugiés

La visite de Mme Mogherini devait être, d’autre part, largement consacrée à la crise syrienne. La haute représentante, accompagnée des commissaires à l’élargissement et à l’aide humanitaire, Johannes Hahn et Christos Stylianides, devait se rendre mardi dans la région de Gaziantep, non loin de la frontière syrienne, pour y visiter un camp de réfugiés. Lundi, elle a annoncé l’octroi à la Turquie de 70 millions d’euros pour apporter de l’aide humanitaire aux réfugiés syriens présents sur le territoire turc. Le pays accueille près de 1,6 million de réfugiés depuis le début de la guerre civile et critique l’action, très insuffisante à ses yeux, des Européens.

Mme Mogherini a également appelé la Turquie à coopérer davantage avec l’UE afin d’empêcher le passage de djihadistes par son territoire pour rejoindre les zones occupées par l’organisation Etat islamique. Des ont eu lieu afin de rendre plus efficace l’échange d’informations et des sont attendus rapidement sur cette question, a-elle jugé. « discussions techniques » « résultats positifs »

La première visite de Mme Mogherini en Turquie intervient une semaine après celle, très remarquée, de Vladimir Poutine. Le président russe avait annoncé à cette occasion l’arrêt de la construction du gazoduc South Stream, qui devait réduire les risques d’approvisionnement pour l’UE. Et il avait promis une baisse du prix du gaz fourni à la Turquie, ainsi que l’ouverture d’un nouveau centre de distribution à la frontière gréco-turque.

La délégation européenne allait tenter de peser sur les autorités turques afin qu’elles s’abstiennent de tirer profit des sanctions à l’encontre de Moscou en augmentant leurs exportations vers la Russie, à défaut de se joindre aux mesures mises en place par Bruxelles.

Le voyage de Mme Mogherini doit, selon ses services, témoigner de des relations entre Bruxelles et Ankara, alors que le pouvoir turc manifeste régulièrement sa mauvaise humeur à propos de la lenteur des négociations d’adhésion. Gelées durant trois années, elles ont timidement repris en 2013. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, a tracé le cadre dès son entrée en fonction : il n’y aura aucun nouvel élargissement durant les cinq ans à venir – et en réalité sans doute bien au-delà. « l’importance stratégique »

Le contexte force toutefois la diplomatie des Vingt-Huit à ne pas rompre le fil ténu des relations bilatérales, quitte à taire temporairement ses critiques sur l’ambivalence démocratique du régime du président Erdogan. La Turquie est proche de la Syrie et de l’Irak, peut aider à combattre la menace terroriste et pourrait faciliter un éventuel règlement de paix entre Israéliens et Palestiniens, avec en ligne de mire le principal objectif affirmé par la haute représentante : une solution à deux États.

La Turquie est aussi, explique un diplomate. Pas question, cependant, de fermer totalement les yeux sur le respect de l’Etat de droit : Mme Mogherini avait promis de rencontrer des membres de l’opposition, des médias et de la société civile. « un partenaire essentiel dans l’OTAN, pour les missions de maintien de la paix et pour l’équilibre régional »

Jean-Pierre Stroobants et intérim à Istanbul

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