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François Hollande affiche son entente avec le président turc 3 novembre 2014

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Middle East / Moyen Orient, Turkey / Turquie, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Les Echos (France) 3 novembre 2014, p. 10

Yves Bourdillon

Le dossier syrien au coeur des entretiens entre Hollande et Erdogan. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a effectué vendredi une visite à Paris qui lui a permis de mettre en scène son entente avec son homologue, François Hollande. C’est évidemment le dossier syrien qui a été au coeur de l’entretien entre les deux chefs d’Etat, puisque la France fait partie de la coalition internationale attachée à contrer Daech (Etat islamique) en Irak et, via des bombardements américains, en Syrie. Les deux chefs d’Etat sont convenus, d’après un porte-parole de l’exécutif, qu’il ne fallait pas considérer devoir « choisir entre Daech et le régime syrien », puisque ce dernier est largement à l’origine de la création de Daech.

Une adhésion en suspens

Pour Paris et Ankara, il faut miser sur la coalition syrienne, ennemie à la fois de Bachar Al Assad et de Daech. Une prise de position qui survient au lendemain d’une déclaration du Pentagone reconnaissant que les raids américains en Syrie contre Daech pourraient profiter à Assad. Seule dissension affichée lors du point presse commun, Recep Erdogan a regretté que la coalition « se concentre sur Kobané », la ville syrienne où les forces kurdes sont assiégées depuis six semaines par Daech. Elles ne tiennent que grâce à l’appui de l’aviation américaine, alors que Daech attaque aussi d’autres villes. Pour François Hollande, il est nécessaire de soutenir les forces défendant Kobané, même si, pour la France, « la ville clef c’est Alep ». Paris y appuie l’opposition, attaquée à la fois par Daech et le régime syrien. Les Etats-Unis ont reproché à la Turquie d’être complaisante avec Daech, car ce dernier combattait des Kurdes qu’Ankara redoute en fait plus que les djihadistes. « Recep Erdogan a pris, dès le début, la mesure de la menace que représente Daech », rappelle un porte-parole français.

Les deux chefs d’Etat ont aussi discuté de la candidature turque à l’entrée dans l’Union européenne, actuellement encalminée, avec un seul chapitre bouclé sur trente-cinq. « Il ne s’agit pas de savoir s’il y aura une adhésion, il s’agit de savoir si elle est possible ; elle n’est concevable que s’il y a des négociations », a dit François Hollande. Peu satisfait de l’avancée du dossier, Recep Erdogan a lancé lors d’une conférence organisée par l’Ifri : « Aucun autre pays que la Turquie ne s’est vu traité de cette manière. »

Au chapitre de la coopération économique, la défense, les transports, surtout ferroviaires, et l’énergie (nucléaire civil) ont été abordés. Cela sur fond de croissance dynamique de l’économie : + 4,6 % l’an dernier.

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