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UE/Chypre/Turquie : Washington relance les négociations chypriotes 11 février 2014

Posted by Acturca in South East Europe / Europe du Sud-Est, Turkey-EU / Turquie-UE, USA / Etats-Unis.
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Europolitique (Belgique) mardi 11 février 2014

Par Markus Bernath

Les leaders chypriotes s’installeront le 11 février à la table des négociations, sous le parrainage des Etat-Unis. Après le désaccord USA-UE à propos de la façon de gérer la crise ukrainienne, les observateurs politiques y voient un nouvel échec de la diplomatie européenne.

Le vice-président américain, Joe Biden, a appelé le président chypriote Nicos Anastasiades et lui a assuré du « soutien inconditionnel » des Etats-Unis pour un « accord juste et durable » permettant de parvenir à la réunification de Chypre, État membre de l’UE. C’est également ce qu’a fait le secrétaire d’État adjoint William Burns, lors d’une conversation téléphonique avec Dervis Eroglu, représentant de la République turque de Chypre du Nord, une république qui n’est pas reconnue par la communauté internationale.

« Il y avait comme un vide dans les efforts de médiation et les Américains l’ont ressenti. Ils se sont donc de plus en plus impliqués ces derniers mois »,  explique à Europolitics Ahmet Sözen, expert en sciences politiques de l’université de Famagusta et ancien conseiller du gouvernement chypriote turc. M. Sözen souligne l’influence faiblissante d’Alexander Downer, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU, dont la cote de popularité a baissé dans la partie grecque de l’île, et la nomination de John Koenig en tant qu’ambassadeur américain à Nicosie, éminent diplomate qui a déjà vécu à Chypre dans les années 1990 et a contribué à relancer les négociations.

Près de dix ans après l’échec du plan Annan et l’adhésion subséquente de Chypre à l’UE en tant qu’île divisée en mai 2004, les pourparlers entre MM. Eroglu et Anastasiades sont considérés comme la tentative la plus sérieuse depuis bien longtemps de trouver une solution globale. Les négociations étaient censées débuter à l’automne 2013. Après 5 mois de querelles à propos d’une « déclaration commune » qui doit exposer les directives des négociations, c’est l’administration chypriote turque qui a mis de côté son refus d’accepter les principes d’une « souveraineté unique » pour l’île. Washington ainsi que le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, ont pesé lourd dans la décision. D’autres paramètres d’un futur accord sont énoncés dans la déclaration commune, par exemple la structure administrative bizonale d’une Chypre unifiée et le système bicaméral où Chypriotes grecs et turcs possèdent chacun leur propre parlement.

Il s’agissait déjà des principes de base faisant partie du plan de paix de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Les Chypriotes grecs avaient voté en masse contre le plan et ils ne sont pas enclins à réitérer cela aujourd’hui. La nouvelle déclaration commune n’énonce donc pas le point de départ des pourparlers Eroglu-Anastasiades dans ce conflit de plus de quarante ans sur un accord de paix. « Si les Grecs souhaitent un accord, un referendum peut être tenu dans les trois à cinq mois », a néanmoins déclaré M. Eroglu le 10 janvier.

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