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Turquie: l’élection influencera peu les négociations d’adhésion 12 avril 2012

Posted by Acturca in France, Turkey-EU / Turquie-UE.
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EurActiv.fr, 12 avril 2012

Ann-Laure Bourgeois 

La candidat socialiste ne s’;oppose pas frontalement à l’;entrée du pays dans l’;UE mais indique que “l’;adhésion ne se fera pas au cours du prochain quinquennat”. L’;hostilité de Nicolas Sarkozy à une pleine intégration est connue.

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne n’est pas pour demain. A en croire Nicolas Sarkozy et François Hollande, les deux candidats les mieux placés dans les sondages pour gagner l’élection présidentielle, ce projet devrait très peu avancer dans les cinq années à venir.

« Conditions pas réunies »

Si la position de l’actuel chef de l’Etat français sur le sujet est connue – il prône un partenariat privilégié et pas une adhésion pleine et entière -, celle du socialiste François Hollande est volontairement floue.

Interrogé sur France 2, mercredi 11 avril, sur sa position sur l’entrée de la Turquie dans l’UE, François Hollande a évité de répondre et s’est borné à indiquer : « Le principe de négociation est posé. L’adhésion ne se fera pas pendant le prochain quinquennat. Les conditions, en ce qui me concerne, ne sont pas réunies. Le principe c’est Jaques Chirac qui l’a accepté et il avait un ministre qui s’appelait Nicolas Sarkozy. »

Le pays est candidat à l’adhésion à l’UE depuis 1999, et les négociations ont été ouvertes en 2005. Depuis juin 2010, sur les 35 chapitre de négociation, aucune discussion supplémentaire n’a été entamée, dans le processus de pourparlers avec la Turquie. Seul un chapitre de négociation est d’ores et déjà clos. Depuis cinq ans, la France a refusé que des discussions-clés pour l’adhésion du pays n’aient lieu.

Divergences au PS

Au Parti socialiste, les positions ne sont pas unanimes. Le porte parole de la campagne de François Hollande, l’ancien ministre des affaires européennes, Pierre Moscovici, est connu pour être favorable à l’adhésion du pays dans l’UE, tout comme l’ancien premier ministre Michel Rocard, qui avait estimé à 2023 l’adhésion possible d’Ankara.

« Les populations de l’UE sont en majorité fondamentalement contre l’entrée de la Turquie », a expliqué le journaliste des Echos Jacques Hubert-Rodier lors d’un débat à la maison de l’Europe, mardi 10 avril. Une situation qui explique en partie la stratégie d’évitement de François Hollande. Le sujet est sensible dans l’opinion et le candidat du PS ne veut pas laisser à Nicolas Sarkozy l’occasion de marquer des points.

Mais un grand débat pourrait avoir lieu au PS sur les frontières de l’UE si le parti remportait l’élection, a indiqué Jacques Hubert-Rodier.

Le PS et l’UMP ont une « sensibilité différente sur la question de la Turquie, a rappelé Jacques Hubert-Rodier. Cependant, Hollande avait soutenu la loi pénalisant la négation du génocide arménien entrée en vigueur en janvier 2012 ».

Cette initiative, qui avait été jugée « raciste » et « discriminatoire » par le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan avait contribué à aggraver les relations franco-turques.

Fludifier les relations

Si François Hollande devient président de la République, son attitude moins frontalement opposée à l’adhésion du pays pourrait cependant « rendre plus fluides » les relations avec Ankara, « qui sont à leur plus bas niveau aujourd’hui », estime le chercheur Didier Billon (Iris).

Selon Jacques Hubert-Rodier, le candidat du PS pourrait « adopter une position similaire à celle d’Hubert Védrine. Cela signifie qu’il laisserait les chapitres d’adhésion être négociés, sans forcément appuyer de façon très forte la candidature de la Turquie. Il aurait une politique moins déclaratoire, et cette attitude se rapprocherait également de la position chiraquienne ».

Ce changement pourrait donc nuancer « l’occidentalisme de la politique étrangère » du président sortant, selon les termes de Didier Billon. Au cours des cinq dernières années « l’obsession anti-turque de la France » a été mal vécue à Ankara. A titre d’exemple, Nicolas Sarkozy a effectué une seule visite dans le pays en tant que président du G20, et elle aura duré 5 heures…

Les Turcs s’éloignent de l’UE

Reste que même Nicolas Sarkozy pourrait mettre de l’eau dans son vin, s’il était réélu. Il pourrait avoir une attitude plus « décontractée », estime Didier Billon, qui rappelle que « c’est un choix du Président de considérer que la Turquie n’a pas sa place dans l’UE ».

Aujourd’hui, entre 35 et 45% des turcs seraient favorables à l’entrée du pays dans l’UE contre 2/3 de la population en 2005. La crise de la zone euro peut expliquer cette situation, mais la lenteur du processus de négociation, perçue comme un rejet par une partie des Turcs, joue aussi un rôle.

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