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Le printemps arabe fait fleurir le capital-investissement en Turquie 5 mars 2012

Posted by Acturca in Economy / Economie, Middle East / Moyen Orient, Turkey / Turquie.
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La Tribune (France), no. 4916, lundi 5 mars 2012, p. 46                    Türkçe
Banque & Finance

Christine Lejoux

En raison des révolutions du printemps arabe, nombre de fonds de private equity ont choisi de concentrer leurs investissements sur la Turquie, où les fusions et acquisitions devraient bondir de 43%, cette année.

Le capital-investissement ne tarit pas d’éloges sur la Turquie. « Il s’agit de l’une des économies qui croît le plus vite dans le monde, ce qui offre un excellent potentiel d’investissement et de création de valeur », s’est enthousisamé Can Deldag, co-directeur de Carlyle MENA (Middle East and North Africa) Partners, la filiale du géant américain Carlyle dédiée aux investissements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, à l’occasion du congrès SuperReturn International, qui s’est tenu cette semaine à Berlin. Carlyle MENA, qui avait levé un fonds de 500 millions de dollars en 2009, a fermé l’an dernier son bureau en Egypte pour se concentrer sur celui d’Istanbul, en raison de l’instabilité créée par les révolutions du printemps arabe. Nombre d’autres fonds de private equity ont emboîté le pas à Carlyle MENA, si bien que l’Egypte, qui était jusqu’à présent le moteur du capital-investissement dans la région, a cédé la place à la Turquie.

Les fusions et acquisitions devraient bondir de 43%, en 2012

Le capital-investissement a opéré ce changement d’autant plus volontiers que la Turquie a vu son Produit intérieur brut grimper de 8% environ, l’an dernier. Un dynamisme qui devrait permettre au marché turc des fusions et acquisitions de bondir de 43%, cette année, à 20 milliards de dollars, estime le cabinet Ernst &Young, alors que les M&A (mergers and acquisitions) continuent de traîner la patte en Europe et aux Etats-Unis. Cette vigueur des fusions et acquisitions en Turquie est primordiale pour les fonds de private equity, à l’affût de cibles et de la possibilité de céder leurs participations facilement. Comme l’ont fait l’américain TPG et le turc Actera, qui ont vendu en 2011 le groupe de spiritueux Mey Icki au mastodonte britannique des boissons Diageo, pour plus de deux milliards de dollars. Ou bien encore le fonds Abraaj Capital, basé à Dubaï, qui a cédé en décembre sa participation dans le groupe turc d’hôpitaux Acibadem au fonds souverain de Malaisie, sur la base d’une valorisation de 1,7 milliard de dollars.

« Une cible très attractive pour les investisseurs »

Un produit de cession qu’Abraaj entend réinvestir dès 2012 dans de nouveaux LBO (Leverage Buy-out : acquisition par endettement) en Turquie, principalement dans le secteur agro-alimentaire. Le fonds est actuellement « en discussions avancées avec trois ou quatre sociétés. » « La Turquie, avec la politique prudente de sa banque centrale, un marché boursier beaucoup plus liquide que dans la plupart des pays d’Europe Centrale et une réglementation efficace, est une cible très attractive pour les investisseurs », souligne Selcuk Yorgancioglu, directeur d’Abraaj en Turquie. Carlyle MENA, lui, a dépassé le stade des négociations, en bouclant le mois dernier l’acquisition de 48% de Bahcesehir, un groupe d’établissements scolaires privés basé à Istanbul, et présent de l’école maternelle à l’enseignement secondaire. Un investissement qui semble des plus prometteurs, les deux tiers de la population turque étant âgée de moins de 32 ans.

Changement d’actionnariat en vue dans les sociétés familiales

Si la Turquie s’avère aussi intéressante pour les fonds de capital-investissement, c’est également parce qu’un très grand nombre d’entreprises sont dotées d’un actionnariat familial, qui en est à sa deuxième ou troisième génération, avec des jeunes qui ne souhaitent pas forcément prendre la relève de leurs parents à la tête de la société. C’est donc tout un marché du capital-transmission qui s’ouvre pour les fonds de private equity. Avec ses inconvénients, comme un certain manque de transparence en matière de données financières, propre à bien des sociétés familiales. C’est pourquoi les fonds qui souhaitent investir en Turquie doivent être locaux, selon Ahmet Faralyali, associé-fondateur de Mediterra Private Equity, un fonds de LBO spécialisé sur la Turquie. Un avantage de taille pour des fonds autochtones comme Actera et Turkven, et pour les étrangers qui ont été parmi les premiers à ouvrir des bureaux en Turquie, à savoir Carlyle, Advent International et Bridgepoint.

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