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La vitalité du nouveau cinéma turc 27 octobre 2009

Posted by Acturca in Art-Culture, France, Turkey / Turquie.
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Midi Libre (France), 27 octobre 2009

J. Be, Montpellier

S’il n’a pas attendu la Saison de la Turquie en France pour s’intéresser au cinéma de ce grand voisin, le Cinemed profite néanmoins de cet événement pour proposer un éventail d’une quinzaine de films récents témoignant de la vitalité de celui-ci. En outre, deux temps forts sont prévus aujourd’hui.

Ainsi, le public peut-il assister gratuitement à 17 h, espace Joffre 1, au Corum, à une table ronde sur le renouveau du cinéma turque animée par le directeur du Cinemed, Jean-François Bourgeot, et le grand cinéaste turc Reha Erdem, en présence des réalisateurs Tayfun Pirselimoglu et Dervis Zaïm.

Quant au second événement du jour, il est attendu à 21 h 30, à l’opéra Berlioz : la projection du dernier film de Reha Erdem (en sa présence donc), My only sunshine, qui explore l’adolescence et le difficile passage à l’âge adulte au travers de Hayat, une jeune ado esseulée, malmenée par un père marin aux activités plus que douteuses et un grand-père égoïste et irascible. Si l’on en croit l’écho, un film aussi fort que beau… À vérifier donc. Vu, en revanche, dans la compétition officielle longs métrages, le premier film de la jeune réalisatrice Asli Özge, Men on the bridge, devrait combler les amoureux d’Istanbul dont il propose un instantané vériste, naturaliste, dénué de tout cliché ou complaisance, au travers du destin de trois monades humaines : un taxiteur dont le couple est fragilisé par le manque d’argent, un policier affecté à la circulation en quête d’amour et un ado vendeur de fleurs au bord des routes qui tente d’échapper à la précarité. Trois êtres qui voudraient être « à la hauteur » (des modèles sociaux dominants) : devenir un bon mari pour le premier, un homme accompli pour le deuxième et un adulte responsable pour le dernier. Trois êtres qui ont en commun d’être dans la circulation et pourtant coincés au milieu du pont de leur existence.

Trois antihéros assez ternes, comme éteints de leur vivant, dont le final inaccomplissement exprime la difficulté d’être au monde, aujourd’hui, à Istanbul comme ailleurs.

« Men on the bridge » à revoir aujourd’hui à 14 h, salle Pasteur. « Men on the bridge », un nouveau regard turc à suivre de près.

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