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La Turquie s’invite au festival baroque 25 août 2009

Posted by Acturca in Art-Culture, France, Istanbul.
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Ouest France (France)

25 août 2009

Müsennâ est jouée ce soir en ouverture du festival de musique et de danse baroques de Sablé-sur-Sarthe.

« Religieux, diplomatique, premier jour d’école d’un enfant du sultan… À l’époque, toutes les occasions étaient bonnes pour faire la fête », résume Julien Lubek, metteur en scène et chorégraphe de Müsennâ, divertissements et fêtes à Istanbul au XVIIe siècle.

Cette création franco-turque donnée ce soir à Sablé-sur-Sarthe, pour l’ouverture du 31e Festival de musique et de danse baroques, est une invitation au voyage « et au divertissement ».

Le spectacle nous conduit au coeur de Constantinople, « carrefour géographique, politique, commercial entre l’Orient et l’Europe ». Une « capitale culturelle où circulaient les courants de pensées, les arts, les instruments », décrit Chimène Seymen. C’est ce constat qui a poussé la chanteuse à briser les frontières.

Müsennâ, c’est le nom d’une calligraphie turque conçue tout en symétrie. Dans cette création, les chants et musiques traditionnelles de la compagnie turque Cevher-i Musiki répondent à ceux de l’ensemble français La Turchescha. « Le Santur dialogue avec la harpe, le théorbe avec le sehrud. »

« Une première à Istanbul »

Le jeu de miroir fonctionne à merveille : « Ces musiques et ces chants ont beaucoup de points communs. À l’époque, l’homme veut exprimer les émotions. Ce qui fait du baroque un répertoire très moderne, très accessible », souligne Chimène Seymen.

Oui, mais comment retrouver le son de la musique ottomane du XVIIe siècle ? « Un miracle » s’exclame Chimène Seymen en évoquant un manuscrit « tombé du ciel ». Celui « d’Albert Bobowski. Un Polonais érudit, musicien et esclave au sérail. Il a retranscrit la musique jouée pour le sultan de 1650 à 1665 avec nos codes européens ».

Une première représentation de Müsennâ a été donnée à Istanbul. Jean-Bernard Meunier, directeur du festival de Sablé, y assistait. « C’est lui qui a insisté pour qu’on le mette en scène », souligne Chimène. Les jeunes chorégraphes Cécile Roussat et Julien Lubek ont rejoint l’aventure.

Müsennâ place la Turquie au sein de l’Europe des arts. « C’est un spectacle poétique qui traite d’un sujet universel : le divertissement, résume Julien Lubek. Quelle que soit notre culture, notre religion, à Sablé où à Istanbul, on rit de la même manière ! »

31e festival baroque de Sablé-sur-Sarthe, jusqu’à samedi. Renseignements, réservations et tarifs au 02 43 62 22 22. sable-culture.fr

Le spectacle inaugural du Festival met la Turquie à l’honneur ce soir

Presse Océan, 25 août 2009, Le Mans

Florence Loyez

En présence de François Fillon, Premier ministre et de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture,le Festival de Sablé va s’ouvrir ce soir. Une ouverture sous le signe du métissage culturel.

Au XVIIe siècle, la musique voyageait… Ce sont ces échanges artistiques entre l’Orient et l’Occident que Chimène Seymen, qui se passionne pour la musique baroque et l’histoire des civilisations méditerranéennes, a voulu mettre en lumière dans le spectacle « Müsennâ ». Ce spectacle qui évoque des fêtes et carnavals au XVIIe siècle dans le palais de Topkapi, dans les palais des ambassades françaises ainsi que dans la ville cosmopolite d’Istanbul, relève d’une coopération internationale avec la Turquie. Une première à Sablé qui s’inscrit dans le cadre de la Saison de la Turquie.

Pour cette création, les artistes qui composent les deux ensembles, (l’ensemble baroque la Turschecha et l’ensemble de musique traditionnelle turque Cevher-i Musiki) ainsi que les danseurs, acrobates et comédien travaillent sur la scène du centre culturel depuis plusieurs jours déjà. Entre deux répétitions, Chimène Seymen, intarissable, parle encore et toujours du spectacle qu’elle a conçu. Et surtout du message qu’elle veut livrer. « Le message qu’on veut faire passer, c’est de dire : regardez, essayez de connaître l’autre en dehors des clichés. Si on a une seule ambition, c’est celle-là ! » Et Chimène de préciser : « L’influence fonctionnait dans les deux sens, l’Européen allait vers l’Ottoman parce qu’il s’intéressait à l’Homme, il découvrait. »

Un vrai partage

L’idée de monter ce spectacle ne date pas d’hier. « Le chemin commence en 2005 », se souvient Chimène Seymen, « j’avais envie de faire cette étude comparative, je trouvais que ces relations entre Orient et Occident méritaient cette mise en miroir. Quand j’écoutais les musiciens turcs, je pensais à ce qui se passait en Europe à la même époque. »

Une première version du spectacle est née en Turquie. Puis, Chimène Seymen a compris qu’elle pouvait partager cette aventure avec d’autres artistes. Ce fut Cécile Roussat, danseuse et acrobate, et Julien Lubeck, comédien. « J’avais envie de partager cette recherche, mais il fallait des spécialistes, là sont intervenus Cécile et Julien », raconte Chimène. Une rencontre dans un café a suffi à Cécile et à Julien à avoir envie à leur tour « de plonger dans cet univers ». Ils se sont intéressés aux récits des voyageurs, à l’iconographie… bref, ils ont apporté leur regard. Celui d’une nouvelle génération d’artistes. « Je suis ravie, mon rêve se réalise » se réjouit Chimène. Un rêve nourri de sa double culture, de la pluridisciplinarité et de la richesse d’une jeune génération d’artistes incarnée par Julien et Cécile. Notre ambition : faire connaître une autre culture.

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