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Peut-on mettre l’économie au service de la paix ? 15 janvier 2007

Posted by Acturca in Caucasus / Caucase, Central Asia / Asie Centrale, Economy / Economie, Middle East / Moyen Orient.
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Le Matin (Suisse), 14 janvier 2007 dimanche, Page 10

Daniel Wermus et Dominique Schärer

Hans-Balz Peter, président de la Fondation Suisse pour la Paix, veut développer un projet intitulé «Business and Peace» L’économie est le nerf de la paix. C’est la conviction du nouveau président de Swisspeace, Hans-Balz Peter. Cet éthicien et théologien veut mettre l’accent sur les relations entre le business et la résolution des conflits: «Nous voulons entrer en discussion avec les entreprises pour les associer à un projet de recherche sur la paix et la sécurité, en prenant l’exemple concret d’un pays. »

Quelles entreprises, quel pays? Trop tôt pour le dire. Parmi les points chauds où la Suisse mène des efforts de paix, les candidats ne manquent pas: Népal, Sri Lanka, Bosnie, Kosovo, Angola, Soudan, Burundi, Guatemala, Colombie, Caucase, Israël-Palestine, Asie centrale Reste à choisir le pays-test où un effort conjoint avec les milieux d’affaires aurait un impact tangible. Et à trouver des entreprises intéressées.

Pour Swisspeace, le rapprochement avec le secteur privé est logique. «Souvent, les entreprises sont gravement affectées par des conflits violents: destruction d’unités de production, environnement politique instable, réputation ternie», expliquent les promoteurs du projet Business and Peace.

Des sociétés comme Nestlé, ABB, Novartis et autres – qui sont des acteurs influents dans de tels pays pourraient-elles participer à la prévention, au règlement et à la réconciliation? «Nous étudions le potentiel et les défis que présente une implication des milieux économiques», indique Swisspeace. Car des activités lucratives dans des pays pauvres peuvent créer aussi des injustices et des frustrations.

Hans-Balz Peter est l’homme de la situation. Professeur honoraire à la Faculté de théologie de Berne et ancien directeur de l’Institut d’éthique sociale (rattaché à l’Eglise protestante), il a consacré sa vie aux rapports entre éthique et économie de marché. Il constate que très peu a été fait pour lier celle-ci aux efforts de paix, alors que beaucoup de rapprochements ont déjà eu lieu en matière de droits humains ou d’environnement. «Durant la guerre froide, le mot paix était taxé d’extrême gauche marxiste; aujourd’hui il devient, à côté de la justice et du développement, un bien commun de l’humanité »
Swisspeace fait converger recherche académique et application pratique: promotion de la paix à l’échelon national et international, analyse des conflits violents et de leurs causes, stratégies politiques. Beaucoup d’activités sont financées par le Fonds national.

La Fondation a lancé en 1998 un système d’alerte précoce FAST à la demande de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Dans 25 pays d’Asie, d’Afrique et d’Europe orientale, FAST détecte les facteurs de tension et propose des stratégies pour les désamorcer. Ces précieuses données sont utilisées également par les agences de coopération autrichienne, canadienne et suédoise.

«La Fondation Suisse pour la Paix a acquis une reconnaissance internationale évidente», conclut l’ambassadeur Fritz Staehelin, prédécesseur de Hans-Balz Peter à la tête de Swisspeace.

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